Contexte et objectifs : La résistance primaire ou secondaire aux inhibiteurs de la tyrosine kinase du récepteur du facteur de croissance épidermique (EGFR-TKI) lors du traitement du cancer du poumon non à petites cellules (NSCLC) représente un nouveau défi dans le traitement du NSCLC avancé. L'osimertinib est un inhibiteur EGFR-TKI de troisième génération, dont l'efficacité et la sécurité chez les patients atteints de NSCLC, particulièrement de l'adénocarcinome pulmonaire, résistants aux EGFR-TKI de première génération restent incertaines. L'objectif est d'observer l'efficacité et les effets indésirables de l'osimertinib chez des patients atteints d'un adénocarcinome pulmonaire avancé. Méthodes : Entre avril 2017 et septembre 2018, 62 patients atteints d'un adénocarcinome pulmonaire avancé (stade IV) diagnostiqués à l'hôpital thoracique de Shanghai, dont la maladie a progressé après un traitement en première ligne par EGFR-TKI, ont été inclus. 88,7 % des patients ont reçu un traitement de troisième ligne ou plus. L'efficacité et les effets indésirables de l'osimertinib ont été observés. Résultats : Parmi les 62 patients, 25 (40,3 %) ont présenté une réponse partielle (PR), 28 (45,2 %) une maladie stable (SD) et 9 (14,5 %) une progression de la maladie (PD). Le taux de réponse objective (ORR) était de 40,3 % (25/62), le taux de contrôle de la maladie (DCR) de 85,5 % (53/62), et la survie médiane sans progression (mPFS) de 10,30 mois (IC à 95 % : 9,92-10,68 mois). Les événements indésirables de grade 3 ou plus sont survenus à un taux de 11,3 %, principalement diarrhée (38,7 %) et éruption cutanée (32,2 %), nettement améliorés après traitement symptomatique. Conclusion : L'osimertinib a démontré une efficacité certaine chez des patients atteints d'un adénocarcinome pulmonaire avancé avec un faible taux d'effets indésirables.